Élections LNR - "Je m’engage à traiter sans tabou les problèmes", confie Yann Roubert nouveau président de la Ligue
Fraîchement élu à la tête de la Ligue Nationale de Rugby, Yann Roubert a fixé, pour les quatre prochaines années, les objectifs majeurs de l’instance gérant le rugby professionnel français.
Que ressentez-vous ?
Je suis ravi de me retrouver dans cette nouvelle position. Je suis très heureux de la confiance que m’ont témoignée mes pairs de Top 14 et de Pro D2. C’est une confiance qui m’honore et qui m’oblige pour les quatre ans à venir. Maintenant, j’espère qu’on sera unis et solidaires car les échéances à venir sont importantes : la LNR devra être aux services du rugby, des clubs et de tous les acteurs, des dirigeants aux supporters. En clair, je ne m’engage pas à régler tous les problèmes mais je m’engage à tous les traiter avec énergie, sans tabou. J’ai enfin un mot pour mes prédécesseurs, à commencer par René Bouscatel, qui a d’ailleurs un très bon bilan. Je mesure tout à fait les pas dans lesquels je m’inscris.
Et le Lou, ce club duquel vous êtes président ?
Ce nouveau poste, c’est aussi un renoncement. Il me sera difficile de quitter prochainement le club, les salariés, les partenaires et les fans. Mais je n’ai aucun regret. Il y aura de l’émotion lors du prochain match contre Vannes, au Matmut Stadium de Gerland.
Qu’est-ce qui a fait la différence, dans ce vote ?
Je ne sais pas ce qui a fait la différence. J’ai exposé aux clubs avec transparence et engagement la vision que j’avais pour la LNR. Les présidents ont fait leur choix et j’en suis très honoré.
Serez-vous un président rémunéré ?
Je ne sais pas. On en a parlé dans la campagne et j’ai été transparent. Il s’agit d’une conviction et non d’une condition. Je n’ai pas les moyens d’être quatre ans bénévole. Je ne suis ni à la retraite, ni fortuné. Si le poste est bénévole, je resterai mais j’aurai donc une activité en parallèle.
Quid des droits télés ?
C’est réglé jusqu’en 2032. Canal + est le premier partenaire du rugby pro français. Il faut consolider ce partenariat et travailler main dans la main. D’autres partenaires de la Ligue doivent en revanche être prolongés.
Quelle est votre position sur le salary cap ?
Ma position est connue : j’ai toujours plaidé pour une baisse modérée et progressive tant que le Top 14 peut se targuer d’être le premier championnat du monde. Je m’en remettrai néanmoins sur ce sujet aux avis des autres présidents.
Quid de la tricherie présumée du Stade toulousain au salary cap, sur l’affaire Jaminet ?
Je n’ai pas encore accès au dossier. Il est entre les mains de la commission de discipline dédiée au salary cap. Mais je suis pour une intransigeance totale vis-à-vis de toute tricherie et pourquoi pas pour une aggravation des sanctions en cas de récidive. Mais la décision se prendra avec les clubs. Laissons, pour le moment, la commission faire son travail.
Comment envisagez-vous les relations avec la FFR ?
Les relations seront saines et cordiales. Il y a un petit moment que je travaille sur tous ces sujets institutionnels, je les connais. Les enjeux sont en tout cas majeurs.
Quelle mesure souhaiterez-vous faire passer en priorité ?
Ma femme dirait probablement "aller chez le coiffeur…". (Rires) Non, plus sérieusement, les relations avec la FFR seront capitales pour faire briller à la fois le rugby professionnel et celui de la base ; le rugby découvreur et celui des pros.
La FFR, en grandes difficultés financières, a récemment fait des appels du pied à la Ligue. Allez-vous y répondre ?
On peut tout entendre mais pas tout régler. On n’est pas insensible à la situation financière de la FFR. Dans la mesure de nos moyens, on le fera : parce qu’on veut un rugby qui aille bien. On va travailler ensemble sur le bien du rugby commun.
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